crucifère

crucifère
Je ne m'entends plus. Je ne m'en sors plus ! Aide-moi, rien qu'une autre fois ! J'ai mâché mes mains. Je ne sens plus rien. Éteints moi ! Je sais la vérité, l'ai toujours honorée. Je sais la vérité, je l'ai toujours détestée. Non, je ne veux plus m'asseoir. Ma vie n'était qu'un rêve. L'amertume s'amoncelle. Je prie d'être irréelle. Nos veines ruissellent. Envahissent ma tête et je crève. J'ai cassé la beauté, effacé, gratté, cessé d'exister. Non, je ne veux plus m'asseoir. Plus envie de te voir prés de moi, non ! Enclin disgracieux. J'irais brûler mes ailes. Mutation corporelle. Je m'aime facétieuse. Démons malins galopent. Si beaux, sur leurs chevaux m'enveloppent. Enlevez-moi ! L'armée d'infidèle me saisira. Assise. Non ! J'ai sali les amants de ma langue de serpent. J'ai enflammé nos chairs avec nos amours passées. J'ai pleuré les avants, la rage des pères. J'ai brûlé nos bancs, de toute ma haine, je me lève. Rien, envie du sien de bien. Rien, envie de moins de bien. Plus envie de nos devoirs là-bas ! Plus envie de te voir prés de moi ! Ce que tu ne peux sentir. Tu n'as pas compris. Tout ce qui me fait languir. Tu n'as pas compris. La vérité, tu ne l'as pas comprise. M'a rattrapée, tu n'as pas compris : J'y crois encore.

# Posté le dimanche 21 août 2005 05:50

encore

encore
Encore, encore un autre génocide. Encore un blackos shooté dans le bide. Encore un mec qui n'a pas suivi le guide. Encore et encore. Un autre lendemain glisse vers chaque fin de soleil. Les coeurs palissent, un oeil se plisse comme pour ne plus jamais s'ouvrir. Soupir d'indifférence, cette fille, par chance, prend donc naissance. A tout heure fait sa loi, l'humain se noit, se croit, encore une fois, l'être unique, langue plastique, l'immortel qui n'aura jamais plus mal au corps. Encore un autre lendemain... Les images frappent, claquent ma caboche. D'une croix je coche quand je croise la mort et sa foche. Sur la toile succombe ma planète. Bon de jambes tombent. Résonnent les trompettes, mort se fête. Maisons de passes pullule, cassent des vierges prises pour des garces sans pillule. Des races s'effacent. Le délit de sale ganache marche encore : laisse des traces sur des gosses morts. Encore un autre lendemain... Un bastos dans le bide, une femme qu'on assassine, un peuple qu'on extermine, un gosse couvert d'acide. Encore, encore, non! Encore!

# Posté le dimanche 21 août 2005 05:46

des cendres

des cendres
Ton coeur pend au-dessus de ma tête. Toi l'amant, il ne reste qu'une miette de ta peau douce presque adolescente. La mouche tournoie, elle n'est plus patiente. Poussière chaude veut me faire tousser. Mes mains ne cessent plus de penser. Mes yeux ne veulent plus baver. Juste que c'est pas moi qui l'ait tué. Tête fait mal, gouffre avale, c'est un sol sale. La sens-tu brûler? Corps bancal, toi qui tombe. Te noyer gorge violée. Essaie parle! Viens te perdre dans le creux de mes reins. J'aime ton sang sur mon corps. Mange ton coeur dans mes mains. Je n'ai rien pu cacher dedans. Je ne fait que te regarder. De mes mains... Te noyer! Laisse-toi boire par les grands secrets des anges! Laisse-toi croire que tu m'as rendue sale. Laisse-moi te voir faible dans un corps qui penche. Laisse-moi avoir le choix que tu n' aies plus jamais mal. Laisse-moi croire que tu n'as plus mal... Un pantin ivre, pour un maître avide. Toujours sourire pour moins dormir. Et te tuer juste pour rire. Laisse-moi croire que tu n'as plus mal.
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# Posté le dimanche 21 août 2005 05:45

Modifié le jeudi 31 mai 2007 14:52

samantha

samantha
Choyée, Samantha pleure. Choyée, Samantha meurt. Sonne & assomme encore Samantha. Elle n'y croit plus. Ecoute ton coeur s'encrasser comme leurs machines. Ton corps ne servira plus. Samantha couche-toi, même s'ils sont aux pieds de ton lit, même s'ils te prennent. Samantha pleure. Cette douce chaleur te tient en laisse. Par la corde saigne. Toute petite, petite bouche aime l'ingestion : ça mousse au fond. Ta chair est nue. Bois, tu l'emplis. Enfant caresse le. Un, deux genoux rentrent dedans, le sol est mou. Tout devient lent. Martyr attire les mouches, suit les cris sous la terre, l'ame saoule. Martyr attire les mouches, fuit les cris sous la terre, l' ame seule. A nos pères qui êtes absents... Délivrez-nous du mal... Je vous salue Marie, pleine de grâce. A ceux qui nous ont offensés : nous vous soumettons à la tentation. A ceux qui nous ont dévastés, dites leur la vérité : la bête et l'agneau ne font qu'un. Craque sa tête. Un bébé dort sous la terre, la bouche pleine. Coule ! Sperme et poussière. Il Crache ses plaies. Poupée chiffon... La nuit est sourde. Samantha s'en va. J'attends mon tour. Dorment les cris. J'ai emprunté ton corps, je te le rendrais un peu cassé.
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# Posté le dimanche 21 août 2005 05:44

autopsie

autopsie
Assez. Masquée la conscience est. Par autrui toujours trompé. Toi qui m' as menti, trahi. Écoute ces mots et subis. Encore une nouvelle autopsie de notre société que tout le monde s' accorde à haïr, à critiquer. Il est bien beau de parler mais avant il faudrait agir, essayer au moins de construire plutôt que démolir. De nos jour le rebelle est dans la norme, avoir l' air d' un fou, être violent est à la mode, fils du métal ou enfant des cités, ce qui compte ce n' est pas c' que l' on paraît mais ce que l' on est. Assez. La vie n' est qu' un immense théâtre, ou tout le monde joue un rôle, et bien souvent en coulisses, une déception amère l' emporte. Tellement de parure pour si peu de grandeur d' âme à en croire certains une étincelle est une flamme. Se cacher dans une attitude qui tombera un jour ou l' autre. Se mentir à soi même c' est avant tout mentir aux autres. Avoir le courage de regarder dans le miroir son vrai visage et accepter de le voir. Assez.
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# Posté le dimanche 21 août 2005 05:42

Modifié le lundi 04 juin 2007 00:05